L'Antre d'une Geekette

Cours de programmation, code créatif,
intelligence artificielle et trucs rétro
avec des peluches !

Cours de programmation, code créatif,
intelligence artificielle et trucs rétro
avec des peluches !

jeudi 29 mai 2025

Le petit monde des calculatrices graphiques

Hello, la compagnie !

Aujourd’hui je vous écris pour vous parler de ma dernière marotte en date : la programmation sur calculatrice graphique !

Vous savez ? Ces calculatrices qu’on vous a faites acheter lors de vos années lycée sur lesquelles vous pouviez écrire vos anti-sèches.

Et bien j’ai remis la main sur la mienne durant les dernières fêtes de fin d’année.
Quand j’étais ado, je ne savais pas coder, du coup, je n’en avais rien fait.
En la retrouvant, je me suis dit “Hé ! Et si je regardais ce que je peux en tirer maintenant que sais coder ?”

J’ai alors épluché le manuel et commencé à coder un petit projet de jeu dessus.

D’affreux extraterrestres ont envahi votre vaisseau spatial ! Il vous faut le parcourir pour trouver une capsule de sauvetage et vous enfuir.

Le défis est corsé parce que le modèle que j’utilise est un modèle d’entrée de gamme de chez Casio : une Graph 25 acquise pour mon entrée au lycée en septembre 2001. (Ça ne nous rajeunit pas tout ça. 👵🏻 )

Elle ne dispose que de 24 malheureux ko de mémoire. 😵 Ça fait tout drôle à une époque où nous sommes habitués aux smartphones avec plus de 100 Go de mémoire.

C’est ça qui est intéressant. C’est un défi formateur à une époque où l’on craint que les jeunes développeurs cèdent à la facilité avec les IA génératives.

Vous avez peur que les rookies de votre équipe produisent du code mal optimisé ?

Offrez leur une petite Graph 25 déterrée sur le Bon Coin.

Vous en ferez des McGivers du code.

Au-delà du défi technique, je trouve le fait de coder sur un petit appareil très simple avec de vraies touches physiques plaisant.
Je pense que j’ai trouvé un nouveau stim toy. 🧸

La Casio Graph 25 étant l’entrée de gamme à l’époque, j’ai été curieuse de voir ce qui existait comme autres modèles chez Casio et ce qu’ils avaient dans le ventre.
Je me souvenais de la Graph 35 que possédaient d’autres camarades de classe, mais ce n’est évidemment pas le seul autre modèle.

Au fur et à mesure de mes recherches, j’ai découvert plusieurs modèles qui possèdent chacun leur petite spécificité que je suis curieuse de tester.

Du coup je me suis mise en tête de me bâtir une petite collection. 😆

Ma petite collection, de gauche à droite : La Casio Graph 25 qui m’a suivie durant mes années lycée et mes études, la Casio Graph 35, la Casio Graph 100+ et la Casio Graph 90+E

La Graph 35 que j’ai trouvée dans une brocante rouennaise sur eBay était encore bourrée d'anti-sèches d’époque ! 😆

Pour l’instant je me focalise sur les Casio, mais je pense aussi faire l’acquisition de modèles Texas Instrument et d’une Numworks (le petit challenger français) à moyen terme. Et puis pourquoi pas une HP un jour. Il parait que c’est le must.

Pour la petite histoire, les calculatrices graphiques ont fait leur apparition au milieu des années 80 avec la fx-7000G de Casio sortie en 1985 (40 ans tout pile !).

Image tirée de Wikipédia

HP lui a emboîté le pas avec la HP-28 en 1987 et Texas Instrument avec la TI-81 en 1990.
NumWorks fait office de petit nouveau dans le paysage des calculatrices graphiques puisque son premier modèle est sorti en 2017.

Ces calculatrices ont la particularité, comme leur nom l’indique, de tracer et analyser des graphiques.

Un petit graph pour la route.

L’autre particularité, et c’est là la plus intéressante pour les geeks comme nous, c’est qu’elles sont programmables ! 😃 Ça en fait un jouet de créativité de plus.

Au début, les programmes ne pouvaient être écrits qu’avec un langage spécifique à chaque marque (le RPL pour HP, le TI-Basic pour Texas Instrument et le Casio BASIC pour Casio).

Petit extrait de Casio BASIC.

Ces langages sont progressivement remplacés par Python de nos jours. NumWorks qui adopte une politique open source ne propose d’ailleurs que Python comme langage de script et n’a pas pris la peine de créer un langage propriétaire.

À titre personnel, j’aime bien coder avec ces vieux langages inspirés du Basic, mais il faut reconnaître que pour les lycéens, il est plus constructif de leur proposer un langage standard difficile à esquiver de nos jours. Ça leur permet de faire leurs gammes dans une compétence recherchée sur le marché du travail.

Certains modèles proposent même la possibilité d’exécuter des programmes écrits en C/C++ voire même en assembleur.
On écrit et compile ces programmes sur un ordinateur, puis on transfère l’exécutable sur la calculatrice. On appelle cela des add-ins.
D’un côté, c’est moins rigolo, parce qu’on n’écrit pas le code directement depuis la calculatrice. De l’autre, ça permet de créer des applications qui exploitent à 100% les capacités de la machine donc ça reste intéressant.

Voilà pour la petite présentation.
Ceci n’est qu’une introduction sur le thème des calculatrices graphiques. Je publierai d’autres articles pour vous faire part de mes expérimentations sur ses machines et vous montrer mes nouvelles acquisitions.
Je vous proposerai aussi sans doute des petits tutos de programmation pour que vous puissiez vous éclater vous même sur votre calculatrice si vous en avez une. 😁

En attendant, vous pouvez trouvez un paquet de ressources sur les forums de ces 2 communautées : Planète Casio et TI planet.

À bientôt !

Longue vie et prospérité ! 🖖

Longue vie et prospérité. (Spock)